Tanorexie : un trouble addictif méconnu ?

Il est vrai que le soleil apporte des effets positifs à la peau et au corps. Toutefois, si le bronzage se fait de manière excessive, il peut causer des dégâts importants sur la santé des humains. L’addiction au bronzage constitue une maladie à part entière dénommée tanorexie. Dans ce contexte, les questions qui se posent sont : À quoi reconnait-on une personne tanorexique ? Comment y remédier ?

Tanorexie : Définition

La tanorexie se définit comme une addiction liée au bronzage naturel ou artificiel. Cette pathologie peut impacter gravement la santé des personnes atteintes de la maladie. La dépendance au bronzage diffère des dépendances chimiques telles que l’alcool, le tabac ou les drogues puisqu’elle se manifeste par une dépendance comportementale. Un trouble addictif plutôt méconnu, elle cause pourtant autant de risques pour le bien-être et la santé et fournit autant de plaisir que la cocaïne.

Aussi appelée bronzomanie ou tanoholisme, la tanorexie se manifeste par l’envie de se bronzer en permanence non pas avec les crèmes autobronzantes mais exclusivement via les rayons ultraviolets. Ces derniers peuvent être d’origine naturelle comme le soleil ou artificielle comme les cabines d’ultraviolets.

En gros, une personne devient tanorexique à partir du moment où ses programmes de la journée sont planifiés en fonction de ses expositions aux ultraviolets ou au soleil. Sans perdre un instant, elle y va dès qu’elle a du temps libre.

Les critères diagnostiques de la tanorexie

S’exposer au soleil s’avère utile pour la santé et le bien-être, à condition de ne pas en faire trop. Une personne dépendante se reconnaît premièrement par un comportement abusif au bronzage. Le temps perdu à cette activité devient de plus en plus énorme, sans que le malade ne puisse en prendre le contrôle. Par ailleurs, une personne tanorexique s’identifie également par la poursuite du comportement même si elle a pris conscience des dommages évidents d’une exposition excessive sur la santé. Le « craving » pour le bronzage est devenu ingérable.

À part cela, on constate qu’un individu atteint de la tanorexie exprime plusieurs types d’émotions tant positives que négatives. Il extériorise malgré lui bien-être, angoisse, joie, tristesse, irritabilité, etc. Enfin, la pathologie se diagnostique par l’envie d’augmenter l’intensité et la fréquence de bronzage afin d’obtenir le même assouvissement que la première fois. À l’instar d’une personne anorexique, un homme ou une femme atteinte de la tanorexie n’est jamais satisfait de son bronzage, ce qui entraîne un manque de confiance en soi flagrant.

Tanorexie : comment y remédier ?

SI les symptômes correspondent à votre mode de vie, rassurez-vous, il est tout à fait possible de soigner la tanorexie. Atteignant majoritairement les femmes entre 25 et 40 ans, la bronzomanie peut se soigner par thérapie multiple comportant une psychothérapie. La thérapie peut durer 8 à 12 mois et la rechute est possible. Tout comme l’anxiété ou la dépression, le malade doit prendre conscience des dégâts des ultraviolets sur sa peau et améliorer progressivement son comportement excessif face au soleil. À cet effet, il retrouvera confiance en lui et pourra vivre sans cette exposition.

En bon conseiller, les proches du malade ou les thérapeutes doivent éviter tout sentiment de culpabilité au malade et bien lui faire comprendre qu’il n’est pas interdit de s’exposer au soleil. Il suffit juste de déterminer le juste équilibre entre l’abus au soleil et le fait de ne jamais se bronzer.

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